Les cent allures d’une mère sans allure!!! - Ainsi va la vie qui va
Comment survivre (ou périr) à la vie de famille... Confidences, trucs et crises d'une mère extraordinairement ORDINAIRE!!!
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Dimanche 25 octobre 2009

Trop crevée?

Tellement CREVÉE que je suis incapable d’écrire quoi que ce soit ce soir.  Trop pâte molle pour faire mon heure de yoga.  Trop fatiguée pour me laver les cheveux.  Trop fatiguée pour écrire, mais on dirait bien que j’écris quand-même.  Grosse journée bien remplie.  À défaut de se la couler douce en fin de semaine sans les enfants, nous avons passé les deux derniers jours à la rude… ménage, magasinage de cadeaux pour Noêl et de cadeaux pour les deux ou trois autres enfants sur notre liste.  Gros spécial sur les legos cette semaine.  Achat du dino tant promis au Chenapan pour garder sa culotte sèche durant toute la journée et toute la nuit.  Eh qu’j’ai rien à dire.  Ah oui.  Achat du plancher de bois pour le sous-sol et achat de la peinture.  Pour tout le sous-sol au complet, oui madame!  Chez Ronono, en fin de semaine, nous achetions 2 gallons de peinture et nous en recevions un tout beau tout chaud GRATIS.  12 gallons de peinture en plus.  C’est ma fibre écolo qui a pris le bord.  Sirop de poire en couleur neutre pour toute les pièces… cadrages, portes, mur du « couloir ».  Marjolaine pour la chambre d’ami.  Car nous aurons une vraie et belle et grande chambre d’amis, avec en plus des meubles des années 40 pour nous composer une ambiance champêtre.  Merci grand-papa.  Pulpe de lime sera la couleur principale de la salle familiale (lire ici ma pièce « foutez-moi la paix 10 minutes les enfants s.v.p. pendant que je prépare le souper ») et passerin azuré nous enveloppera de sa belle teinte turquoise fumée dans le bureau de Roméo qui protégera mes 700 et quelques romans et mes diplômes universitaire.  Pas le choix. 

 

 

Je rêve du moment où je trouverai une gardienne assez fiable pour courir la galipote avec Roméo, sur son cheval noir, vers des contrées lointaines, pour ne revenir que le lendemain disons… après le dîner.  Sur mon comptoir traîne deux numéros de téléphones de trois gardiennes potentielles âgées entre 14 et 17 ans.  Faut que je les appelles, mais je suis sans cesse sur la trotte. 

 

 

Bon.  Roméo va prendre sa douche.  Je le suis.  Finalement, pour une fille qui était trop crevée pour écrire…

par petite fadette | le 2009-10-25 21:18:34 | PERMALIEN
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Samedi 24 octobre 2009

Samedi matin.

« Madame.  Vous n’avez pas le droit d’amener votre fille au vestiaire avec vous.  Elle doit se changer dans la mezzanine.  C’est écrit sua pancarte dans’ porte. »

 

 

Hhhhhhhhh!!!!!

 

 

La madame avait bien mal choisit sont jour pour me tomber sua tomate.  S’pauvre elle!

 

 

Moi :  « Et pis, madame?  Kossé ça change?  C’est ma fille.  Elle reste avec moi. »

 

 

La madame pas contente :  « C’est parce que, madame, les femmes se mettent parfois toutes nues dans le vestiaire.  Et puis votre fille pourrait les voiiiiiirrrrrr. »

 

 

Moi :  « HHHHHHHHHH!  Mais c’est tout naturel, madame, un corps humain.  Savez, madame, ma fille saura à quoi elle ressemblera dans 60 ans.  Et puis le vestiaire est IMMENSE.  Pourquoi venir vous changer drette à côté de nous deux si vous ne voulez pas que ma fille vous voit la peau du cul? »

 

 

D’accord.  Je n’ai pas dit « la peau du cul ».  Mais avouez que ça aurait été jouissif pour moi de dire telle chose à la madame offusquée.  Et c’est vrai que le vestiaire pour feeeeeeemes de l’UQAC est un labyrinthe interminable qui fait la joie de ma fille à chaque fois.  Pourquoi l’en priver?  Il y a en masse de coins et de recoins pour les deux ou trois femmes qui s’y changent.    Et puis… ma fille est déjà toute prête pour son sport dès la maison.  Aucune madame ne pourra voir son petit corps.  Et je crois que c’est surtout ça qui était écrit sur la pancarte…  « Les enfants de moins de 14 ans doivent se changer dans la mezzanine et non dans le vestiaire. »  Ma fille, je ne la changeais pas.  Elle m’assistait.  Et puis, si je laisse ma fille de 5 ans seule dans la mezzanine, on me traitera de mère écervelée.

 

 

C’est du n’importe quoi.

 

 

« C’est écrit sur la pancarte, madaaaaame.  C’est le règlement. »

 

 

Moi, très calme encore, mais de moins en moins :  « C’était écrit?  Oups!  Je ne sais pas lire.  Excusez-moi. »

 

 

Cette conversation était à des kilomètres du micro-contact que j’ai pu avoir 1h plus tôt avec un client d’un magasin de chaussure qui m’a ouvert la porte en me disant :  « Après vous, mademoiselle. »

 

 

« MADEMOISELLE?  Wow!  Ça fait longtemps! »

 

 

Et lui de me répondre :  « Mais vous êtes toute jeune! »

 

 

Ah oui?  35 ans, presque 36, est-ce encore « toute jeune » pour un homme de… euh… 45 ans max.  Eh bien merci monsieur-le-gentil!  J’accepte le compliment.

 

 

Comme quoi il est vrai qu’il est beaucoup plus facile d’avoir une prise de bec entre femmes que d’accepter le compliment que nous envoie un homme. 

par petite fadette | le 2009-10-24 14:41:39 | PERMALIEN
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Vendredi 23 octobre 2009

Quand tout est à 20 minutes ici, même les gardiennes!

Un dirait bien que je dois faire une croix sur l’exaltante fin de semaine que j’avais espérée avec Roméo.  Au lieu de cette escapade prévue quelque part plus au nord, nous travaillerons dur ce week-end pour terminer un sous-sol qui n’en fini plus d’être rénové…  L’exil nous renvoie à notre solitude sous toutes ses formes, y compris quand nous entreprenons de gros travaux.  Surtout quand nous entreprenons de gros travaux.  Tout d’un coup, toute la famille va voir ailleurs… n’importe où, mais surtout pas dans notre coin.  C’est ce que je veux dire.  Et moi, ben moi, j’suis juste bonne pour chiâler, moi, pis pour écrire un peu, mais jamais la bonne affaire au bon moment pis avec des fautes en plus, pis aussi pour faire à manger car une mère de famille ça tient sa famille par le bedon.  Si Roméo veut une Fadette bricoleuse, il n’a qu’à aller au dépanneur du coin, savez, le dernier bâtiment juste avant les 200 kilomètres de forêt qui nous sépare de la prochaine civilisation (Stonham), s’acheter un sac de Cracker Jack pis, avec un peu de chance, gagner une Fadette bricoleuse qui lui sera livrée à peu de frais directement à la maison avant la fin de l’hiver…  Avec un peu de chance.  Roméo!!!  N’y pense même pas.  Les rêves sont tout le temps trop beaux pour qu’ils se réalisent.  Regarde juste notre week-end qui coule à pic.  Tu devras t’armer de patience et endurer ma maladresse et mon incompétence si tu veux seulement que je t’aide un peu. 

 

 

Mon ordinateur abandonne sa Fadette un peu plus à chaque jour qui passe.  Être maman à la maison est le métier le plus payant humainement parlant, mais pour ce qui est de faire la piasse avec ça… passez go mais ne réclamez surtout pas 200$!  L’informatique, ça coûte des sous et encore faut-il que la poche de Roméo ne soit pas trouée.  Si mon ordi meurt, vous devrez m’enterrer avec lui.  Il représente le seul contact que j’ai avec le monde extérieur qui n’a aucun rapport avec mon rang de campagne.  Les vaches et les oies, c’est ben beaux, mais côté relations humaines, ils devront passer leur tour. 

 

 

Fin du délire jusqu’à lundi.  Bonne fin de semaine à tout le monde.  Un merci gros comme le bras de m’endurer quotidiennement.  J’arrêterai peut-être sous peu de me plaindre que personne ne m’aime car j’ai en main les numéros de trois gardiennes d’enfants!  Na na na!  Elles sont à 20 minutes minimum de chez moi, mais tant pis mon kiki! 

par petite fadette | le 2009-10-23 13:14:01 | PERMALIEN
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Mercredi 21 octobre 2009

Fleur bleue.

Cette campagne qui a été un coup de foudre dès que j’y ai mis les pieds n’est pas pour moi la prison que vous croyez.  Je m’y sens étrangement bien, même éloignée de tout le monde.  Même éloigné de la ville et de sa banlieue.  Surtout éloignée de tout ça.  J’avais besoin d’air.  L’état était critique.  Maintenant, je respire.  J’ai trouvé chaussure à mon pied dans cet environnement digne de mes paysages d’enfance.  Quelle chance!

 

 

Je suis fière de ma maison qui porte aux fenêtres des rideaux à carreaux rouges, beiges et jaunes.  Je suis fière de mon balcon en bois un peu mal en point que Roméo reconstruira l’an prochain et qui forme un « L » accueillant digne de toute maison de campagne.  Je suis fière de notre tracteur jaune et vert et de notre remorque qui transporte des enfants fous de joie sur notre terrain accidenté.  Des peanuts pour une maison de campagne un peu mal baraquée, mais réparable.  Des peanuts pour un terrain gros comme ça, le contraire de plat et plate, trop déboisé à mon avis, pas assez sauvage et discret, mais quand-même!  Faut pas trop se plaindre!  À 15 minutes du centre-ville du village de Chicout à part de ça!

 

 

Les événements ont fait que le déménagement s’est passé en douceur, comme si ce déménagement était la juste finalité des choses, la conclusion d’une vie et le début d’une autre qui devait se réaliser car tout tendait vers un grand changement.

 

 

Tout s’est déroulé en moins de 3 mois.  Notre ancienne vie s’est effacée sous nous en toute logique.  Le doc de ma fille venait de lui donner son congé.  Mon patron recevait ma démission.  Mon grand-père est mort quelques mois avant, me donnant ainsi le signal que j’avais le droit de quitter ce coin de pays la tête tranquille.  Je devais m’éloigner de l’étau parental pour éclaircir mes idées et faire le point sur ma vie.  Cette offre d’emploi en or nous est tombée sur la tête sans crier gare.  Une job au Saguenay.  Un déménagement payé.  Qu’avions-nous à perdre puisque la chance d’obtenir ce poste était mince.  Pas assez mince, on dirait, car après la première entrevue suivait la deuxième.  Et un jour, une enveloppe avec une réponse.  Le poste lui était accordé sur un plateau d’argent.  Dans notre cœur, nous étions prêts à partir mais nous l’ignirions encore.  Dans notre vie, nous étions prêts à partir aussi.  J’étais sans travail.  Je disais adieu à mes amis, mais pas pour toujours.  Et de toute façon, tout le monde était pris dans le tourbillon de sa propre vie et personne n’avait le temps d’accorder du temps à l’autre.  Et puis je ne partais pas pour le bout du monde…

 

 

Voilà que depuis quatre années je remercie quotidiennement la vie de m’accorder cette grâce de boire mon café noir devant cette rivière salvatrice. 

 

 

N’empêche que parfois, l’ennuie me saisit le fin fond du cœur l’espace de deux minutes. 

 

 

Un téléphone à composer.  Un ou deux courriels à envoyer.  Et voilà mon cœur pansé.

 

 

 

par petite fadette | le 2009-10-21 08:44:50 | PERMALIEN
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Mardi 20 octobre 2009

À demain.

Impossible.  Impossible de faire du yoga pendant l’heure qui me reste alors que ma fille, couchée depuis 19h, crie au meurtre après son père qui est blanc de plâtre au sous-sol et qui travaille fort en soirée pour nous faire un refuge familial de rêve.  Difficile de rester zen, souriante, chaleureuse et amoureuse de sa fille quand je l’entends crier 7 jours sur 7, quelques heures sur 24, été comme hiver, avec ou sans visite, chez moi comme ailleurs.

 

 

Ce soir, j’suis fatiguée.  Ma fibre maternelle s’est acheté un billet pour le bout du monde et ne reviendra qu’après une nuit de sommeil.  Peut-être.   Enfin je le souhaite.

 

 

Car la nuit est très mal partie.

 

 

Bon.  C’est ici que je m’arrête pour ce soir.  Demain sera un autre jour.  Ma fille s’est enfin calmée.  Jamais deux sans trois, comme on dit.  La troisième visite dans sa chambre a été bénéfique autant pour elle que pour moi.  Maman est fatiguée.  Je comprends ta peine, mais papa est tout sale du bout des orteils à la pointe de son crâne rasé et il ne peut pas venir te donner ton cinquième bisou de la nuit et s.t.p. arrête de brailler car là j’suis fatiguée et la douleur que je sens dans le dos me prouve que oui je suis fatiguée et que oui je commence à perdre très très très légèrement ma patience.  Ok, mon amour?

 

 

D’accord maman.  Bonne nuit.

 

 

C’est ça.  Bonne nuit. 

 

 

Et j’ai fermé sa porte derrière un silence qui fait du bien.

 

 

Et je ferme cet ordi pour laisser place au vide. 

 

 

Enfin!

par petite fadette | le 2009-10-20 20:31:29 | PERMALIEN
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Jeudi 8 octobre 2009

Nouvelles.

Apprendre à un bambin de 3 ans et 2 mois à ne pas pisser sur son casse-tête en carton pour pouvoir dormir (et se faire mal) avec ses dinosaures massifs et touts piquants dans son lit la nuit siphonne l’énergie de la maman, ça c’est certain.  En plus des trois millions d’exercices à faire en orthophonie pour lui rentrer dans la caboche la prononciation du « ffffffff » et du « vvvvvvvvv »…  En plus de l’aspirateur une fois par jour parce que les miettes de on ne sait trop quoi se faufilent entre nos orteils beurk ou dans le tissage du bas de coton re-beurk  mais c’est moins pratique car se laver la peau des pieds siphonne moins d’énergie que de laver la énième paire de bas dans ma Gertrude qui fait des « VRRRRRR BROUING BROUINGGGGGG » de l’enfer à se demander à chaque fois si la maison ne va pas s’effondrer d’un seul coup CRRRRAAAAKKKK sur nos caboches pas toujours brossées. 

 

 

Vite!  Un coup d’œil à mon agenda (où est-t-il?) pour trouver quelque part une semaine de vacances ou deux ou trois à me payer mais avec quel argent vouzallém’dir’ et je vais vous dire eh puis tant pis j’aime c’que j’fais même si je radote continuellement que sam fatigue de faire c’que j’fais. 

 

 

Comme quoi on me donnera mille piasse je vais quand-même trouver le moyen de m’plaindre.

 

 

Hé hé hé hé hé!

par petite fadette | le 2009-10-08 10:54:42 | PERMALIEN
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Mercredi 30 septembre 2009

Nostalgie.

Ma campagne recèle des coins et des recoins qui rappellent à mon grand bonheur le paradis dans lequel j’étais parfaitement à l’aise de courir, de chasser les papillons et de sauter sur les énormes pierres plates qui dormaient au jardin, à la lisière du bois dans lequel se cachaient les gros méchants loups et autres bestioles issues tout droit de mon imaginaire foisonnant.

 

 

J’habite depuis quatre années une campagne semblable à celle qui a nourri mon enfance jusqu’à ce que mon grand-père vende ce coin de paradis qui était devenu la cible de gens malveillants.  Il suffit que je ferme les yeux pour que l’odeur de ma campagne me transporte 32 ans en arrière, sur un terrain immense et plat dominé par trois autobus aménagés en chalets.  Notre famille était grande et elle se réunissait à la campagne hiver comme été.  C’était l’époque du peace and love.  J’étais trop jeune pour reconnaître l’odeur du pot que je ne peux dissocier aujourd’hui de la longue chevelure de mes oncles et des jeans taille basse à pattes d’éléphant de mes tantes.  Mes cousins étaient exécrables avec moi.  Je fumais la cigarette avec mes tantes tout en buvant du coke quand je n’étais pas assise sur les genoux de mon oncle R. en train de conduire sa voiture à bout de bras.  C’était le bon vieux temps.  Mon éden.  Mon paradis juste un peu avant l’enfer.  Plus jamais je ne reviendrais en arrière.  Mais j’y reviens parfois.

 

 

Il suffit que je ferme les yeux…

par petite fadette | le 2009-09-30 16:48:32 | PERMALIEN
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Lundi 28 septembre 2009

Au Royaume de la Consommation, les ti-counes sont ROIS.

J’suis en train de magasiner sur le net une laveuse à chargement frontale… Voilà une épreuve aussi laborieuse que choisir une boîte de serviettes hygiéniques  Ma bonne vieille Gertrude fait encore du bon travail, même si elle grrronde très fort et fait trrrembler la maison à chaque brassée, mais elle a toujours une soif scandaleuse et une pompe électrique active notre puit arthésien… Donc moins d’eau pourrait aussi nous coûter un peu moins cher d’électricificité.  C’est hallucinant la quantité d’eau qu’il me faut pour laver des bobettes et des bas troués.  Honte à ma Gertrude, que j’aime bien pourtant.

 

 

J’ai jeté mon dévolu sur une laveuse à chargement frontale Samsung.  L’histoire est trop longue pour vous expliquer le pourquoi du comment de mon choix, mais elle existe, cette histoire. 

 

 

Hier, j’suis allée voir chez « Futur Scrap » histoire de me renseigner, et non pas pour acheter car je déteste ce magasin de ti-counes.  Et pour cause… Le patron du vendeur était tellement agressif qu’il était prêt à enlever sa chemise pour me vendre à peu près n’importe quoi.  Il m’arrivait à peine à la base du cou et je devais baisser les yeux pour le regarder chanter sa chanson :  Pourquoi faut-il que les petits hommes à cravates soient toujours très fendants???  Mais je m’éloigne de mon sujet.

 

 

Enfant du Siècle arrivera ce midi en même temps que le poulet sortira du four.  Elle est chanceuse, celle-là, de manger un poulet au four un lundi midi.  Et je suis chanceuse de magasiner un lundi matin une belle Gertrude à chargement frontale.  Avec quel argent je l’achèterai, ça, seul l’avenir le sait.  Pour l’instant, je me contente de rêver un peu, les deux yeux égarés dans ce Royaume de la Consommation. 

par petite fadette | le 2009-09-28 10:49:20 | PERMALIEN
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Jeudi 24 septembre 2009

Pot-pourri.

C’est décidé.  Je commence la pratique des 5 Tibétains dès demain matin.  Peut-être un Tibétain par jour, jusqu’à intégration complète de la routine.  Je suis décidée.  Je pousse mon yoga encore un peu plus loin.  Le voyage intérieur extraordinaire que m’apporte le yoga ne coûte pas grand chose, à part peut-être le tapis, n’est pas polluant comme l’avion et je n’ai pas à déclarer à un douanier amorphe et bête comme ses pieds l’euphorie et le calme que m’apportent ma pratique quotidienne de yoga. 

 

 

Changement de sujet.

 

 

Enfant du Siècle m’est tombée dans les bras comme une chiure d’oiseau tombe du ciel dès sa sortie de l’autobus ce midi.  Moi, toute fière d’accueillir ma fille, je me suis vite transformée en bouée consolatrice ramasseuse de vomi.  La pauvre était torturée et triste comme une condamnée à la chaise électrique car elle croyait avoir été punie injustement par son professeur, madame D.  Madame D. est une madame pimpante et jeune de cœur, joggeuse du midi, la fesse musclée et la cinquantaine qui s’annonce.  Elle semble gentille mais fort injuste aux yeux d’une fillette de 5 printemps qui souffre le martyr lorsqu’on lui lance ses défauts en plein visage. 

 

 

Finalement.  Je viens de recevoir le téléphone du professeur.  Enfant du Siècle a reçu un coup sur le nez accidentellement avant de prendre l’autobus.  Bizarre comme cette gamine peut absorber tout ce qui se passe autour d’elle pour en faire son propre drame.  Elle a quand-même dégobiller sa collation sur la pelouse en me racontant une sordide histoire de punition mal intentionnée.  Je suis inquiète un peu de l’ampleur que peut prendre dans sa tête un simple accident.  Elle se couche tous les soirs à 18h30 et se lève difficilement le matin.  En ce moment, elle dort, la pauvre enfant, l’estomac à l’envers et le cœur en morceaux.

 

 

Changement de sujet.

 

 

Chenapan (qui vient de piquer une nectarine dans mon dos) commence la pré-maternelle lundi matin, un avant-midi par semaine.  13$ par semaine de moins dans mon compte bancaire.  Pour une maman qui ne reçoit que quelques dollars pour ce qu’elle fait, 13$ par semaine représente une somme MONSTRUEUSE.  J’ai expliqué au Chenapan que, pour être admis à la pré-maternelle, et là, ce n’est que la stricte vérité je vous le jure, il ne doit plus faire pipi ni caca dans sa couche.  Il doit être propre propre propre, autant que peut l’être un bambin de 3 ans, morve non-incluse. 

 

 

Savez-vous quoi?

 

 

Depuis ce matin 8h, il porte une petite culotte blanche à bordure indigo et fait pipi et caca dans le petit pot comme un Chenapan devenu grand. 

 

 

Le garnement!  Je ne sais pas ce qui me retient de lui pincer les oreilles!!!

 

par petite fadette | le 2009-09-24 14:39:20 | PERMALIEN
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Lundi 21 septembre 2009

Un 21 septembre tout plein de soleil, de feuilles rouges et de tournesols.

Les tournesols de ma voisine ont été immortalisés par l’appareil photo familial.  J’vous jure que le Chenapan semble perdu au milieu d’un champ démesuré.  Même en me prenant en photo, il m’était impossible de cadrer les tournesols calmes et jaunes au-dessus de moi. 

 

 

La campagne, c’est bon l’après-midi.  Particulièrement durant un après-midi de septembre.  Je crois qu’aujourd’hui était notre dernière journée d’été… Le voisin de l’autre côté de la rivière, un retraité et fier de l’être, canotait, pataugeait, plongeait de son côté de rivière.  Chenapan lançait des roches sur le quai de notre voisine, le visage plein de sable et les pieds mouillés.  Moi… eh bien…. Moi, j’étais encore aussi saoule (de bonheur) que moi (p’tit clin d’œil à Brel!).

 

 

Placoter avec la voisine sur la balançoire en dégustant des raisins bleus avec ma chatte Agathe qui chasse les petits suisses à deux coups de pattes du Chenapan qui, lui, coure un peu partout attraper les guêpes « qui donnent des becs » et le chat tannant de la voisine qui est « noir comme notre chat Portos, maman, comme notre chat! »

 

 

J’vous dis que ça, c’est un bonheur qui ne s’achète pas. 

 

 

 

par petite fadette | le 2009-09-21 16:42:50 | PERMALIEN
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