L'univers de Petite Fadette

Comment survivre (ou périr) à la vie de famille... Confidences, trucs et crises d'une mère extraordinairement ORDINAIRE!!!

 

Au bout du bouleau.

L’allergie au bouleau est une sournoise ennemie.  Je la traîne dans mes bagages depuis ma naissance, peut-être, sans me douter des ravages qu’elle voudrait bien me causer dans la trentaine.  Très jeune, je savais déjà que je manifestais une intolérance minime à l’orange et à la tomate.  Mais à l’époque, qui aurait pensé que cette intolérance était plus que ça? 

 

Peu importe l’air que je respire, qu’il soit en canne ou libre.  Peu importe de quelle planète peuvent bien venir les gens avec lesquels j’aime rire à en brailler ou j’aime brailler à en rire.  Peu importe ce que j’aime bouffer.  Peu importe les choses que je touche, que je bouffe, que je casse ou que je répare.  Tout tout tout, absolument tout autour de moi est contaminé par le bouleau.  Tout. 

 

Comment affronter cette allergie?  Arrêter de respirer pour fuir le méchant bouleau?  Ou plutôt m’armer intérieurement et foncer droit devant sur l’allergène en cause?  Deux docs.  Deux façons de voir LA chose.  L’allergologue de l’hôpital me prendrait pour une étrange samouraï, assez folle, si elle savait comment je pense.  Mais les absents ont toujours tort (Femme Libre, aidez-moi!) et la jolie dame est en congé de maternité pour 11 mois encore.

 

J’ai le temps de crever.

 

Mais comment m’empêcher de manger la totalité des fruits et des légumes sous leur forme première, moi qui prêche à qui veut l’entendre l’importance de dévorer les richesses que nous offre Gaïa sans tout gâcher par la transformation en usine?  Manger des pêches en conserves?  Faire cuire mes pommes?  Mes oranges?  La banane encore à peine mure que je roule dans le germe de blé, truc extra que j’ai appris de ma fille, croyez-moi ou non!  Faire cuire ma banane?  Manger mes carottes cuites?  Mes tomates cuites?  Tous les légumes que j’aime tant absolument cuits et insipides? 

 

Et quoi encore? 

 

Faudrait aussi que je m’abstienne de chesser mon linge sur la corde, de respirer l’air extérieur, de marcher au grand air, d’ouvrir mes fenêtres pour profiter du beau temps…Devrai-je me laver les mains après avoir toucher au manteau de ma fille parce qu’il sera contaminé du méchant pollen-qui-peut-me-tuer-mais-je-ne-suis-pas-certaine-encore?

 

Avant de penser qu’il peut me tuer… Faut que je passe le test d’allergie à nouveau.  J’ai appris hier qu’une clinique privée offre au gens de passer le test… à 12 minutes chrono de chez moi.  Genre.  Alors pourquoi m’envoyer… à 2h30 minutes de chez moi, genre? 

 

Genre que j’ai perdu foi en la médecine depuis quelques années déjà pour x et y raisons.  Ne me vantez plus des miracles de la médecine, je suis une sceptique non confondue.  Alors que j’étais au bout du rouleau pour une douleur chronique et aiguë qui m’empêchait même de respirer (oh mais!  C’est pratique, ça, de ne plus respirer quand on est allergique au bouleau!  Ah oh uh eh!) j’ai enfin su pourquoi je souffrais ainsi et comment ne plus souffrir sans médicament... depuis que j’ai surmonté une veille peur inquisitrice et sans fondement des docteurs en chiropratie.  Même chose pour Roméo, qui souffrait tout seul dans son coin, sans aide et sans ressource depuis son accident de voiture…

 

Le scepticisme.  Ça me rappelle SIM, ça.  Est-ce le meilleur angle sous lequel je devrai aborder le problème?  Dois-je agir de suite en victime et éviter tout ce qui peut me tuer, éventuellement, probablement, peut-être ou inévitablement?  Oui, dit mon allergologue.  Non, dit mon chiropraticien.  Je ne pourrai pas éviter le bouleau, à moins de cesser de vivre.

 

Qu’est-ce que j’ai fait pour en arriver à ce point triste et pathétique de ma vie?  Suis-je si pire que les autres?  Si stressée, si négative, si si ou si ça?  Je fais de gros efforts.  Je ne suis pas parfaite, mais j’suis pas si tant pire que ça, me semble, pour mériter un tel sort. 

 

J’ai beau faire mon examen de conscience, je ne suis pas malheureuse et je surmonte les obstacle en me faisant sécher les dents, le sourire étiré jusqu’aux oreilles.  Même quand on me piétine, même quand on m’écrabouille, je me relève.  Je fais du yoga.  Plus aussi souvent depuis quelques semaines, mais j’essaie de respirer à fond dès que j’y pense. Alors il se cache où, le problème? 

 

Suis-je tant que ça à côté de la traque au point de ne pas me rendre compte de ce qui cloche?

 

Par petite fadette
Le Mercredi 19 novembre 2008
à 09:02:28
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Petite Perdue
 
 

Rire jaune.

Il y a peut-etre de l'espoir.  A bas la bureaucratie!  Ah ah ah ah ah!

Mon allergologue est une femme.   Le fait d'etre doc ne l'empeche pas de vouloir des enfants, non?  Ce n'est pas moi qui va lui en vouloir, non?  Le probleme, c'est qu'elle est en congé de maternité jusqu'en octobre 2009.  2009.  Et voulez-vous rire un brin?  Elle est la SEULE allergologue de Chicoutimi!  Ah ah ah hi hi hi ho ho ho hu hu hu hu!

Non mais!!!  Allez donc dire a mon p'tit corps de ne manifester aucun symptome d'allergie GRAVE avant octobre 2009!!!  Si la vie était comme ca...

M'envoyer a Québec rencontrer l'allergologue de l'hopital alors qu'en réalité je peux passer l'examen a Chicoutimi et faxer les résultats a Québec?  Nom d'une Fadette!

Par petite fadette
Le Lundi 17 novembre 2008
à 10:23:03
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Petite chiâleuse
 
 

Dimanche matin...

Un dimanche pas tout a fait comme les autres.  Il fait beau ici malgré la grisaille du mois de novembre.  Les enfants sont tannants, fébriles, heureux et pleins de vie.  Impossible d'écrire quoi que ce soit ce matin!  Trop d'action ici!  A plus tard...

Par petite fadette
Le Dimanche 16 novembre 2008
à 09:11:06
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Ainsi va la vie qui va
 
 

Mon reve a moi.

Réaction allergique alimentaire assez sévere, hier.  Paniquant.  Surtout avec mon fils dans les pattes.  Surtout a 3 kilometres de la maison, en poussette, dans un rang désertique.  Quelle mine j'avais, toute bouffie et rouge comme un hormard trop cuit.  Mon fils pouvait bien pleurer en voyant sa mere ainsi attriquée. 

Ce matin, la secrétaire de ma super fabuleuse et indispensable clinique m'a dit betement que si ma réaction allergique avait été sévere, je serai morte aujourd'hui.  Tellement rassurant! 

Mon reve a moi, c'est de devenir une secrétaire aussi intelligente qu'elle pour radoter des propos aussi ridicules a monsieur et a madame tout le monde qui esperent au moins un minimum de sympathie a défaut d'avoir une place en clinique. 

Par petite fadette
Le Vendredi 14 novembre 2008
à 10:36:49
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Petite Perdue, Petite chiâleuse
 
 

Ma vache et mon kangourou.

 

 J’ai choisi de demeurer dans une campagne qui sent bon l’air pur et la bouse de vache, et qui sent bon les festivités du 1er janvier au 31 décembre.  J’adore l’Halloween et mon cœur d’enfant bondit dans ma poitrine de mère chaque fois que je déguise mes enfants et que je les vois conquérir les maisons hantées, les monstres et les vampires pour des trésor sucrés.

 

Cette année, la fête avait une odeur de déménagement.  La maison était presque vide de meubles, de portes, de victuailles le 30 octobre, pour se remplir de bonbons le 31 octobre, se vider de ses enfants le 1er novembre et se remplir de poussière de bois le 3 novembre.  Si elle pouvait parler, ma maison, elle vous dirait qu’elle ne s’ennuie pas, certain! 

 

Que de bonbons dans la citrouille orange du Chenapan!  Que de bonbons dans la citrouille violette de la Princesse!  Dans le chemin St-Clinclin, les voisins sont généreux.  Il ne faut que trois voisins ici pour remplir deux citrouilles de bonbons et 4 bedons de choux à la crème maison.  J’ai des voisins adorables, rien de moins.

 

Les terrains étant espacés à outrance, il fallait attacher à chaque fois mon kangourou et ma mini-vache dans leur siège de voiture pour voisiner les voisins.  Tâche laborieuse, surtout avec queues, oreilles, maquillage et bébé kangourou cousu dans une poche.  Après avoir attaché les enfants, roulé chez le voisin, détaché les enfants, cogné à la porte, jasé 5 minutes, attaché les enfants encore une fois, roulé chez le second voisin, détaché les enfants, cogné à la porte, jasé 5 minutes…  Fatiguant, n’est-ce pas?  Nous préférons sillonner les petites rues du village à pieds.  Voilà une décision beaucoup plus agréable et moins polluante!  Et que de plaisir pour les yeux que de voir des p’tits monstres partout et d’entendre des hurlements de terreur dans la maison hantée!  Le bonheur total de se faire accueillir par un bon chocolat chaud par cette nuit terrifiante et frisquette.  Mes enfants étaient épuisés. 

 

L’an prochain, je me déguise.  Je ne sais pas encore, il me reste une année pour y penser.  Des idées? 

 

 

Par petite fadette
Le Mercredi 12 novembre 2008
à 15:18:12
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Ainsi va la vie qui va
 
 

Et puis VLAN!

Qu’il fait bon d’être chez soi, dans ses guenilles, dans ses acariens, dans sa crasse et sa poussière, dans ses poils de chat et dans la bave de son bébé. 

 

Je suis de retour chez moi depuis vendredi dernier.  C’est tout à fait libre, sans Roméo, sans Chenapan et sans Princesse, que je suis allée passer la semaine chez mes parents, comme dans le bon vieux temps qui n’était pas si bon que ça, à bien y penser.  J’ai dû laissé mes enfants chez ma belle-mère puisque nos planchers criaient un urgent besoin de se refaire une beauté.  Que de temps et d’argent semés ici et là depuis trois courtes années dans ma maison de campagne.  Ça suffit, maintenant!  Il ne reste que le sous-sol à terminer et la cuisine à relooker d’ici deux ans, peut-être.

 

Me voilà maintenant dans ma petite maison douillette, toute propre maintenant, débarrassée de la poussière de bois qui nous rentrait dans le nez.

 

Du pain sur la planche.  Le ménage à terminer, mais ça s’en vient.  La lessive à terminer, mais ça s’en vient aussi.  Les courriels à répondre et les blogues à lire, à relire et à commenter.  Mes milliers de petites listes inscrites sur des bouts de papier qui traînent ici et là à biffer, à réinscrire proprement et à jeter dans le bac bleu qui sera ramassé vendredi aux aurores.

 

Belle semaine à ne rien faire chez mes parents.  Quand je dis « rien faire », ça veut dire « rien faire ».  Suis-je habituée à ne rien faire?  La réponse est NON.  Ne pas avoir d’emploi rémunéré ne signifie pas que je me pogne le popotin durant la journée.  Nenni!  Je me suis même payé du bon temps GRATIS chez ma copine à moi qui habite quelque part à Montréal, là où ça parle anglais et là où les maisons sont belles, vieilles et charmantes.  Rien que du rire, du fun, de la bonne bouffe, de la bonne bière, du soleil et des enfants partout qui n’étaient pas les miens.  Ça change de ma routine, ça!

 

À part ça… déjeuner avec mon père au resto.  Ça faisant longtemps et c’était bon.  Promenades au parc, à flâner, à me faire yeuter par les mecs de la ville et à lire Harry (Potter) ici et là sur le premier banc de parc que je voyais.  Promenade au centre d’achat, à dépenser un peu dans les boutiques boudées au Saguenay.  Souper au resto avec ma cousine.  Souper au resto avec les parents, ciné avec ma mère, sushis achetés à l’improviste, yoga dans ma chambre, levée tôt le matin parce que je le voulais bien, couchée tard parce que je l’avais décidé. 

 

Maintenant, la routine recommence à folle allure.  Pas le temps de respirer.  Pas le temps de voler au soleil les quelques rayons, fades et bas, qu’il daigne bien nous envoyer à travers les nuages.  Pas le temps de ci, pas le temps de ça.  À peine le temps d’écrire pour vous dire que je respire encore le même air que tout le monde.  Même pas le temps de vous lire.  Pas même le temps de lire Harry parce que, comme une grande, je fais toutes mes nuits depuis mon retour.  Pas le temps de temps en temps, pas de temps tout le temps, du temps pas si souvent et puis vlan!

 

Par petite fadette
Le Mardi 11 novembre 2008
à 14:41:14
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Ainsi va la vie qui va
 
 

I'm back!

I'm back!

Elle est revenue, la Fadette!  C'est le bordel dans la maison, mais il fait si bon d'etre chez soi, meme dans la poussiere de bois!  Je suis de retourrr et j'ai bien hate de vous embeter chacun votre tourrr, tres chers blogueurs!  Pardonnez encore mon clavier sans accents!  Il fait gros soleil, ma vaisselle est blanche de poussiere et la vie est belle!  Ciao!

Par petite fadette
Le Lundi 10 novembre 2008
à 09:04:13
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Ainsi va la vie qui va
 
 

De la broue dans les frisettes.

A chaque fois que je vous écris, c'est pour vous dire que j'ai de la broue dans le toupet.  Eh bien!  Plus ca change... Biz biz... les accents ne fonctionnent pas.  Pardonnez-moi!  Et pardonnez mon absence.  Ou profitez de mon absence, plutot!  Je serai de retour euh... d'ici une dizaine de jours.  La maison ressemble a un champ de bataille de la premiere guerre.  De grosses rénovations, encore et toujours.  Bientot, la maison sera "vivable" et je serai "parlable".  D'ici la, amusez-vous!

Par petite fadette
Le Jeudi 30 octobre 2008
à 13:59:03
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Fin octobre.

Quelle magnifique journée à pousser le chenapan dans sa limousine à trois roues, à admirer tous les deux les arbres dénudés, le paysage qui commence à sentir l'hiver, les vêtements qui sèchent encore au soleil, les chats écrasés sur la route et les gens qui profitent encore des derniers beaux moments avant l'arrivée de l'hiver... Magnifique, j'vous dis!

Par petite fadette
Le Lundi 27 octobre 2008
à 15:18:36
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Toute petite dans mon tablier...

Je cuisine une épaule de porc. Il faut que je fasse ça EXACTEMENT comme la recette EXACTE de ma belle-mère, sinon je me retrouverai au chômage! Habituellement, la cuisine ne me fait pas peur. Je n'ai pas peur de ma cuisine. Tout le monde le sait. Demandez-moi une sauce à spag, des pâtes carbonara, un rôti de boeuf tropical, un poulet thaï, un tofu aux arachides, ma gelée au vin et à l'ail... n'importe quoi. Mais pas une épaule de porc!

Par petite fadette
Le Samedi 25 octobre 2008
à 13:21:08
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